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2001, Sylvain rejoint l'Équipe de France de Grand Prix. Au guidon d'une Aprilia 250 RSV privée, il rentre dans les points dès son premier GP à Suzuka. Il découvre les circuits du mondial pour la première fois et sa position sur la grille n'est pas toujours avantageuse. Il sera néanmoins l'auteur de plusieurs remontées historiques : la course, c'est son élément ! Intraitable dans des conditions de piste difficiles, impressionnant sur des circuits où il faut avoir un cœur gros comme ça, malin quand l'opportunité se présente ; Sylvain signera une superbe quatrième place sur LE circuit d'Assen. Il confirme sur piste sèche à Donington et se mettra également en valeur en fin de championnat sur les circuits du bout du monde. Sylvain terminera quatorzième du Mondial 2001 catégorie 250cc. 2002, Sylvain devient pilote essayeur chez Tech3 dans la catégorie motogp au guidon d’une Yamaha YZR-500. Il avait également la mission de remplacer Olivier Jacque ou Shinya Nakano en cas de défaillance. Il fournira un travail précieux de mise au point avec les équipementiers et motoristes. Avec son chef-mécanicien (Gilles Bigot), il travaillera sur la communication radio entre le pilote et les techniciens. Wild card au Gp de Brno, il fera preuve d'un grand professionnalisme, ne commettant aucune faute et respectant le tableau de marche proposé par son équipe. 2003, Sylvain aura besoin de quelques Grands Prix pour se réadapter à la catégorie 250 cm3. Il tourne comme un métronome pendant les séances de qualifications et se bat gp après gp avec les meilleurs pilotes. Particulièrement combatif dans des circonstances de course défavorables ; il se positionne parmi les dix meilleurs dès le début de la saison. C’est au Mans qu’il va signer son premier exploit au guidon d’une moto compé-client : podium raté d’un souffle mais superbe course sur le circuit Bugatti ! C’est à partir de ce moment là qu’il sera toujours, peu ou prou, en bagarre avec les pilotes d’usine. Superbe Grand Prix en Italie et premier podium de GP à Assen ! Hyper compétitif en milieu de saison, il lâche une belle chance en Angleterre sur une petite erreur de jeunesse et tombe au champ d’honneur en Allemagne où, en bagarre pour la gagne, il ne pourra rattraper l’avant d’une moto sollicitée à 120 %. Au Portugal, il signe une superbe première ligne sur la grille de départ et flirte à nouveau avec le podium à Rio. Les trois Grands Prix outre-mer seront principalement marqués par des problèmes mécaniques mais Sylvain imprime une belle touche pour la dernière boucle de la saison : quatrième dans le temple des sports mécaniques à Valencia. 2004, Sylvain n'aura hélas pas les moyens de ses ambitions. Aux avant-postes lorsque la moto fonctionne correctement comme à Barcelone et à Phillip Island ; il va se battre toute la saison contre des problèmes moteur et châssis. Quelques belles performances mais dans des conditions précaires, il termine la saison en se tournant rapidement vers 2005. En 2005, Sylvain relève le défi : réinvestir son expérience au plus haut niveau dans une équipe à la recherche de bons résultats. Face à une armada de douze motos d'usine, s'appuyant sur un staff technique performant, Sylvain remportera le titre de meilleur privé. Auteur de démarrages de guerrier, il saura se battre contre les pilotes officiels chaque fois qu'il en aura l'occasion. Malgré le handicap incontestable qu'une moto compétition-client rend inévitablement à une machine d'usine, Sylvain terminera régulièrement dans le top ten. En 2006, tout est en place sur le papier pour jouer aux avant-postes. Très vite, Sylvain se rendra compte que le matériel n'est pas au niveau des espérances. Très soudé avec tout son team, il fera une belle saison. Toujours bien placé dans le top ten, il termine sixième au Qatar et en Turquie. 2007, Sylvain retrouve le team Tech 3. C'est le seul rookie parmi les vingt-cinq pilotes du monde réunis dans l'élite : la catégorie Motogp. Il est tout de suite dans le rythme et dans les points. Au Mans, il réalise l’exploit devant son public : il mène son Grand Prix national. Sylvain fera progresser le package Yamaha-Dunlop tout au long de la saison. Il prend l’avantage aux essais et parfois en course sur les deux Yamaha du team officiel. Il signe plusieurs pôles aux essais libres. En fin de saison, il frise l’exploit à Motegi en terminant au pied du podium. Il tutoiera régulièrement le top ten. Vraiment, une excellente première année dans la catégorie reine ! |
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Sylvain Guintoli Grand Prix - Motogp 2008 - Photos PSP Stan Perec Lukasz Swiderek Nikon D2Xs |